À la fin mai 2026, la position de la Turquie dans le conflit iranien reste ambiguë, les analystes débattant pour savoir si Ankara agit en médiateur neutre ou cherche des avantages stratégiques. La situation a modifié la dynamique régionale, affectant particulièrement l'OTAN et les puissances européennes qui sont restées largement en dehors de l'implication directe.
La Turquie, membre de l'OTAN, a maintenu des canaux diplomatiques avec l'Iran et les alliés occidentaux, mais ses actions récentes, notamment l'organisation de pourparlers et l'offre de médiation, ont suscité des spéculations sur ses véritables intentions. Certains experts suggèrent qu'Ankara exploite la crise pour renforcer son influence régionale et ses liens économiques, en particulier dans l'énergie et le commerce.
Il n'existe aucune preuve confirmée que la Turquie bénéficie directement de la guerre, mais son jeu d'équilibre entre la Russie, l'Iran et l'Occident a attiré l'attention. Le gouvernement turc n'a pas officiellement déclaré son soutien à l'un ou l'autre camp, insistant sur un désir de désescalade.
Cette approche prudente reflète celle de nombreux membres européens de l'OTAN, qui ont évité un engagement militaire direct tout en imposant des sanctions à l'Iran. Cependant, la position géographique et politique unique de la Turquie rend son rôle particulièrement important dans la formation de l'ordre moyen-oriental post-conflit.