Le 22 août 2026, l'ancien président Donald Trump a déclaré que le détroit d'Ormuz était un « territoire américain », une déclaration qui a immédiatement suscité une réprimande de la part des responsables iraniens qui l'ont qualifiée de « délires ». Cette affirmation, faite lors d'un rassemblement, n'a aucun fondement en droit international, car le détroit est une voie navigable internationale bordée par l'Iran et Oman.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Nasser Kanaani, a répondu avec fermeté, déclarant que ces remarques reflètent une « méconnaissance du droit maritime international » et que l'Iran défendra son intégrité territoriale. Le détroit d'Ormuz est un point de passage vital pour les expéditions mondiales de pétrole, environ 20 % du pétrole mondial y transitant chaque jour.
Les experts notent que les États-Unis n'ont aucune revendication légale sur le détroit, et toute déclaration unilatérale serait rejetée par la communauté internationale. La marine américaine maintient toutefois une présence dans la région pour garantir la liberté de navigation, une mission qui dure depuis des décennies.
Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions accrues entre les États-Unis et l'Iran au sujet des négociations nucléaires et de la sécurité régionale. Les analystes avertissent que de telles rhétoriques pourraient aggraver les tensions, bien qu'aucune action militaire immédiate n'ait été signalée.