Selon le Rapport sur l'investissement dans le monde 2026 publié par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), les flux d'investissements directs étrangers (IDE) vers le Maroc ont atteint 3,3 milliards de dollars, tandis que l'Algérie en a attiré 1,5 milliard. Cela met en évidence un écart significatif en matière d'attractivité des investissements entre les deux voisins d'Afrique du Nord.
Le rapport, qui suit les tendances mondiales des IDE, indique que le Maroc continue de bénéficier de son économie diversifiée, de ses accords de libre-échange et de l'amélioration de son climat des affaires. Les secteurs clés comprennent l'automobile, l'aérospatiale et les énergies renouvelables. L'Algérie, malgré sa richesse en hydrocarbures, a connu des progrès plus lents dans l'attraction des investisseurs étrangers en raison de lourdeurs bureaucratiques et de contraintes réglementaires.
Les analystes notent que l'approche proactive du Maroc en matière de réformes économiques et son accent sur les industries orientées vers l'exportation en ont fait une destination privilégiée pour les multinationales. En revanche, l'économie algérienne reste fortement dépendante du pétrole et du gaz, et son climat d'investissement est souvent cité comme difficile.
Ces chiffres soulignent une tendance plus large dans la région, où les pays ayant des économies plus ouvertes et diversifiées surpassent ceux ayant des structures moins flexibles. Le rapport complet est disponible sur le site de la CNUCED.