À l'approche de la fête de Tabaski (Aïd al-Adha) en 2026, les éleveurs de bétail sénégalais exhortent le gouvernement à prendre des mesures rapides pour faire face aux incertitudes régionales qui menacent l'approvisionnement en moutons et béliers. Cet appel intervient dans un contexte de perturbations du commerce transfrontalier et de problèmes de sécurité dans les pays voisins, qui pourraient affecter la disponibilité et le prix des animaux pour la célébration.
Selon des rapports, les éleveurs des principales régions productrices de bétail comme le Ferlo et la vallée du fleuve Sénégal ont averti que les retards dans l'intervention de l'État pourraient entraîner des pénuries et des hausses de prix. Ils demandent des subventions pour l'alimentation animale, un soutien vétérinaire et une sécurité renforcée le long des routes commerciales pour garantir un approvisionnement régulier en animaux pour les quelque 12 millions de moutons nécessaires pour la fête.
Le ministère de l'Élevage a reconnu les préoccupations mais n'a pas encore annoncé de mesures spécifiques. Les années précédentes, le gouvernement a mis en place des contrôles des prix et importé des animaux de Mauritanie et du Mali pour stabiliser le marché. Cependant, l'instabilité régionale en cours, notamment les conflits au Sahel, a compliqué ces efforts.
Les analystes économiques notent que le prix d'un mouton pour la Tabaski peut varier de 100 000 à 300 000 francs CFA, selon la taille et la race. Toute perturbation pourrait affecter de manière disproportionnée les familles à faible revenu qui économisent toute l'année pour le sacrifice. L'appel des éleveurs met en lumière l'équilibre délicat entre tradition, économie et sécurité régionale en Afrique de l'Ouest.