Une nouvelle recherche génétique remet en cause le dogme scientifique de longue date selon lequel les humains ont un odorat médiocre par rapport aux autres animaux. Une étude publiée dans la revue PLOS Genetics a analysé les gènes des récepteurs olfactifs des populations autochtones Orang Asli de Malaisie, révélant une histoire évolutive dynamique pour l'odorat humain.
La recherche, dirigée par des scientifiques d'institutions telles que l'Université de Pennsylvanie, a révélé que ces populations possèdent un répertoire diversifié et fonctionnel de gènes olfactifs. L'étude a identifié des variations génétiques spécifiques liées à la détection de différentes odeurs, suggérant que l'odorat a été activement façonné par la sélection naturelle en réponse à des facteurs environnementaux et alimentaires tout au long de l'évolution humaine.
Ces preuves contredisent directement la croyance commune, popularisée par le neuroanatomiste du XIXe siècle Paul Broca, selon laquelle le sens olfactif humain a diminué avec l'augmentation de la taille du cerveau et l'amélioration de la vision. Au lieu de cela, les résultats indiquent que l'olfaction reste un système sensoriel crucial et adaptable. L'étude de populations diverses comme les Orang Asli est essentielle pour comprendre le paysage génétique complet des traits humains souvent étudiés dans des groupes moins variés.