Le 23 août 2026, les tensions entre l'Espagne et le Maroc ont refait surface à propos des villes autonomes de Ceuta et Melilla, situées sur la côte nord-africaine. Les responsables marocains ont réitéré leur revendication fondée sur des « droits historiques », affirmant que les enclaves sont des territoires occupés qui devraient être restitués au Maroc.
En réponse, le gouvernement espagnol a fermement rejeté toute négociation sur la souveraineté. Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a déclaré que Ceuta et Melilla sont des territoires espagnols et que leur statut n'est pas sujet à discussion. Il a souligné que la position de l'Espagne est appuyée par le droit international et les traités qui ont établi les frontières actuelles.
Le différend a une longue histoire, le Maroc revendiquant constamment les enclaves depuis son indépendance en 1956. Cependant, l'Espagne maintient que les villes sont espagnoles depuis des siècles, Ceuta étant sous contrôle espagnol depuis 1580 et Melilla depuis 1497. La question a périodiquement tendu les relations bilatérales, affectant le commerce, la migration et les liens diplomatiques.
Les analystes notent que le dernier échange pourrait être lié à des pressions politiques intérieures au Maroc ou servir de monnaie d'échange dans des négociations plus larges avec l'Union européenne. Cependant, la position de l'Espagne reste inchangée et aucune discussion formelle sur la souveraineté n'est prévue. L'Union européenne a généralement soutenu la position de l'Espagne, considérant les villes comme des frontières extérieures du bloc.