Le 8 mai 2026, la division du Gauteng de la Haute Cour de Pretoria a ordonné à l'Assemblée nationale de relancer et de réexaminer une motion de destitution contre le président Cyril Ramaphosa. La motion, déposée à l'origine par le Mouvement de transformation africaine (ATM) en 2022, concerne le scandale de la ferme Phala Phala, où des devises étrangères ont été volées dans la ferme de chasse de Ramaphosa en 2020.
La cour a estimé que la décision antérieure du Parlement de rejeter la motion sans enquête approfondie était inconstitutionnelle. Le juge président Selby Mbenenge a déclaré que l'Assemblée nationale n'avait pas suivi les procédures appropriées en vertu de l'article 89 de la Constitution, qui permet la destitution d'un président pour faute grave.
Ramaphosa a constamment nié tout acte répréhensible, affirmant que l'argent volé provenait de la vente d'animaux de chasse et avait été légalement déclaré. La présidence a indiqué qu'elle ferait appel de la décision, arguant que l'affaire avait déjà été résolue par un panel indépendant de 2022 qui n'avait trouvé aucune preuve de conduite passible de destitution.
Les analystes politiques affirment que cette décision pourrait approfondir les divisions au sein du Congrès national africain (ANC) avant les élections générales de 2029. L'affaire devrait être entendue par la Cour suprême d'appel dans les mois à venir.