Le ministre sénégalais du Tourisme, Mame Mbaye Niang, a accusé Air France et Royal Air Maroc de « piller » le trafic aérien du Sénégal, affirmant que leur domination dans le cadre des accords bilatéraux de services aériens étouffe les transporteurs locaux. Dans une déclaration rapportée par les médias sénégalais le 23 avril 2026, Niang a indiqué que ces compagnies exploitent ensemble 28 vols hebdomadaires entre Paris et Dakar, contre seulement 7 pour Senegal Airlines.
Le ministre a soutenu que les accords actuels, renégociés en 2023, accordent un accès disproportionné aux transporteurs étrangers, entravant le développement d'un secteur aérien national compétitif. Il a appelé à une révision des accords pour garantir une répartition « juste et équitable » des droits de trafic, citant des préoccupations similaires soulevées par d'autres nations africaines.
Air France et Royal Air Maroc n'ont pas encore répondu aux allégations. Ce différend met en lumière les tensions plus larges en Afrique de l'Ouest concernant la libéralisation du transport aérien, où les grandes compagnies étrangères dominent souvent les routes lucratives au détriment des petits opérateurs locaux.