MANILLE, Philippines — L'affirmation du nouveau président du Sénat, Alan Peter Cayetano, selon laquelle aucun sénateur n'aurait jamais été arrêté dans l'enceinte du Sénat, est fausse. Deux des cinq anciens sénateurs qu'il a cités pour étayer son affirmation — Antonio Trillanes IV et Leila de Lima — ont effectivement été arrêtés dans le complexe du Sénat, selon des rapports de presse vérifiés.
Trillanes a été arrêté en 2018 à l'intérieur du bâtiment du Sénat pour des accusations de rébellion et d'autres crimes liés au siège de la péninsule de Manille en 2007. De Lima, ancienne sénatrice et défenseure des droits humains, a été arrêtée en 2017 au Sénat pour des accusations liées à la drogue, qu'elle a toujours niées comme étant motivées politiquement.
Cayetano a fait cette déclaration lors d'un discours le 11 mai 2026, après avoir été élu président du Sénat. Il a cité cinq sénateurs — dont Trillanes et de Lima — comme exemples de ceux qui n'avaient pas été arrêtés au Sénat, mais les archives historiques contredisent cela. Les arrestations ont été largement couvertes par les médias locaux et confirmées par des documents judiciaires officiels.
Cette affirmation a été vérifiée par plusieurs organisations de presse, dont Rappler et le Philippine Daily Inquirer, qui ont documenté les arrestations. Le bureau du sergent d'armes du Sénat a également confirmé les incidents à l'époque.
Cette erreur souligne l'importance de vérifier les faits historiques, surtout lorsqu'ils sont utilisés pour soutenir des arguments politiques. Au 12 mai 2026, aucun correctif n'a été émis par le bureau de Cayetano.