En juin 2026, les États-Unis poursuivent leur politique de pression maximale sur l'Iran, incluant des sanctions économiques ciblant ses exportations pétrolières et ses réseaux financiers. Selon le département du Trésor américain, ces mesures visent à perturber la capacité de l'Iran à financer des groupes proxys comme le Hezbollah, le Hamas et les Houthis, désignés comme organisations terroristes par les États-Unis et d'autres nations.
Les revenus pétroliers de l'Iran, une source clé de financement pour son réseau de proxys, ont été considérablement réduits depuis le rétablissement des sanctions en 2018. L'Agence internationale de l'énergie a rapporté que les exportations pétrolières iraniennes sont passées de 2,5 millions de barils par jour en 2018 à environ 400 000 barils par jour en 2020, bien que des estimations récentes suggèrent une reprise à environ 1,5 million de barils par jour en 2025 en raison de tactiques d'évasion.
Les experts du Center for Strategic and International Studies notent que, bien que les sanctions aient contraint l'économie iranienne, le régime s'est adapté en utilisant des sociétés écrans et du troc pour continuer à financer ses proxys. Le Trésor américain a imposé des sanctions supplémentaires à des entités impliquées dans cette activité, notamment plusieurs entreprises chinoises et émiraties en 2025.
L'efficacité de cette approche reste débattue. Un rapport de 2025 du Congressional Research Service a indiqué que le réseau de proxys iranien reste actif, le Hezbollah maintenant des capacités militaires significatives au Liban et les Houthis poursuivant leurs attaques au Yémen. Cependant, le rapport a également noté que la pression économique a forcé l'Iran à prioriser le financement de ses alliés les plus critiques.