Le 12 mai 2026, les tensions au Sahel se sont intensifiées alors que le Mali et le Niger ont officiellement accusé l'Algérie d'ingérence dans leurs affaires intérieures. Les accusations, formulées lors d'une conférence de presse conjointe à Bamako, citent un prétendu soutien algérien aux groupes séparatistes dans le nord du Mali et aux activités militantes transfrontalières. L'Algérie a nié ces allégations, les qualifiant d'infondées et appelant au dialogue.
Le Sahel a connu une recrudescence de la violence depuis 2020, avec des gouvernements dirigés par l'armée au Mali, au Niger et au Burkina Faso luttant pour contenir les insurrections djihadistes. Selon les Nations Unies, plus de 2,5 millions de personnes ont été déplacées dans la région au début de 2026. Les accusations contre l'Algérie ajoutent une nouvelle couche de friction diplomatique, menaçant potentiellement la coopération régionale via l'alliance G5 Sahel.
L'Algérie, puissance régionale clé, a historiquement joué un rôle de médiateur dans les conflits sahéliens, notamment avec l'Accord d'Alger de 2015 pour le Mali. Cependant, les récents changements d'alliances, notamment le pivotement du Mali vers la Russie et la junte militaire au Niger, ont tendu les relations. Les analystes avertissent que l'impasse actuelle pourrait entraver les efforts de lutte contre le terrorisme et l'aide humanitaire.