Les communautés indiennes de Nouvelle-Zélande se disent 'traquées' après une recrudescence d'incidents racistes, notamment des graffitis ciblant les Indiens qui ont fleuri à Auckland. Ces incidents ont suscité l'inquiétude des dirigeants communautaires et des appels à une action plus forte contre les crimes de haine.
Selon des rapports, les graffitis comprenaient des insultes et des messages ordonnant aux Indiens de 'rentrer chez eux'. La police locale a confirmé qu'elle enquêtait sur ces incidents en tant que crimes de haine. Le Haut-Commissariat indien en Nouvelle-Zélande a également exprimé son inquiétude et exhorté les autorités à agir rapidement.
Les dirigeants communautaires affirment que ces attaques ont créé un climat de peur, de nombreux Néo-Zélandais d'origine indienne se sentant en insécurité. 'Nous sommes traqués dans nos propres quartiers', a déclaré un porte-parole de la communauté. Cette recrudescence s'inscrit dans un contexte de montée du sentiment anti-asiatique à l'échelle mondiale, lié à la pandémie de COVID-19.
La Première ministre néo-zélandaise a condamné ces attaques, déclarant que 'le racisme n'a pas sa place en Nouvelle-Zélande'. Le gouvernement s'est engagé à augmenter le financement des initiatives de sécurité communautaire et de signalement des crimes de haine. Cependant, certains militants estiment qu'il faut faire davantage pour lutter contre le racisme systémique.
Ces incidents ont également attiré l'attention sur la nécessité de meilleures données sur les crimes de haine en Nouvelle-Zélande, car les mécanismes de signalement actuels sont souvent sous-utilisés. Les groupes communautaires réclament davantage de campagnes d'éducation et de sensibilisation pour lutter contre les préjugés.