Les perturbations du Programme élargi de vaccination (PEV) se sont étendues au-delà de la rougeole pour inclure désormais une crise du vaccin antirabique, selon des rapports récents. La pénurie menace des millions de personnes dans les régions où la rage reste endémique, notamment en Asie et en Afrique.
La rage, presque toujours mortelle une fois les symptômes apparus, nécessite une prophylaxie post-exposition (PPE) rapide avec des vaccins. La pénurie actuelle a conduit à un rationnement dans certaines zones, les agents de santé priorisant les cas graves. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a averti que sans action urgente, les décès par rage pourraient augmenter considérablement.
La crise découle de retards de fabrication et de problèmes de chaîne d'approvisionnement, exacerbés par le détournement de ressources vers d'autres urgences sanitaires. Des pays comme l'Inde et les Philippines ont signalé des ruptures de stock, forçant les cliniques à refuser des patients. L'Alliance mondiale pour les vaccins et l'immunisation (GAVI) travaille à sécuriser des approvisionnements alternatifs.
Des efforts sont en cours pour augmenter la production, mais les experts estiment qu'il faudra des mois pour stabiliser l'approvisionnement. En attendant, les campagnes de santé publique mettent l'accent sur la vaccination des chiens et la prévention des morsures pour réduire le fardeau.