Lors de sa séance du 7 mai 2026, le conseil communal de Rabat a adopté une décision visant à transférer le contrôle des sociétés de gestion des déchets à un opérateur privé, une mesure vivement critiquée par l'élu de l'opposition Omar El Hyani, de la Fédération de la gauche démocratique (FGD).
El Hyani a qualifié cette décision de transfert inédit de la supervision publique, arguant qu'elle compromet la responsabilité municipale et pourrait entraîner une baisse de la qualité des services pour les habitants. Il a réclamé davantage de transparence dans le processus.
La majorité du conseil a défendu cette mesure comme un moyen d'améliorer l'efficacité et de réduire les coûts de la collecte des déchets et du nettoyage des rues, citant des défis opérationnels dans le système actuel. Aucun détail financier ni nom d'opérateur n'a été divulgué lors de la séance.
Cette décision s'inscrit dans des débats plus larges au Maroc sur la privatisation des services publics, avec des controverses similaires dans d'autres villes. Le conseil de Rabat n'a pas encore annoncé de calendrier de mise en œuvre.