Les facultés de médecine publiques du monde entier sont confrontées à des défis sans précédent au 21e siècle, notamment des contraintes de financement, des pénuries de professeurs et la nécessité d'intégrer les technologies de santé numérique dans les programmes. Selon un rapport de 2025 de l'Organisation mondiale de la santé, de nombreux établissements peinent à retenir des éducateurs qualifiés en raison des salaires compétitifs dans le secteur privé.
En France, le gouvernement a annoncé en mars 2026 un investissement de 500 millions d'euros pour moderniser les hôpitaux universitaires et augmenter la capacité des facultés de médecine de 20 % d'ici 2030. Cette initiative vise à remédier à une pénurie projetée de 50 000 médecins d'ici 2035, selon le ministère français de la Santé.
Aux États-Unis, l'Association of American Medical Colleges (AAMC) a noté dans son rapport annuel 2025 que les facultés de médecine publiques ont vu une augmentation de 15 % des candidatures depuis 2020, mais que les postes de professeurs n'ont augmenté que de 5 %, entraînant des ratios étudiants-enseignants plus élevés.
L'adaptation à la santé numérique est un autre défi clé. Une étude de 2024 dans The Lancet a révélé que seulement 30 % des facultés de médecine dans le monde ont intégré la formation en télémédecine dans leur programme de base. Les experts appellent à une adoption accélérée de l'IA et de la science des données dans l'éducation médicale pour préparer les futurs médecins à un paysage de soins de santé axé sur la technologie.