Des chercheurs ont découvert des anticorps humains capables de neutraliser le virus du Nil occidental (VNO), un pathogène transmis par les moustiques pouvant causer des maladies neurologiques graves et la mort. L'étude, publiée dans la revue Nature Communications le 22 juin 2026, a été dirigée par des scientifiques de la branche médicale de l'Université du Texas (UTMB) à Galveston.
L'équipe a isolé des anticorps à partir du sang d'un patient guéri d'une infection par le virus du Nil occidental. Ces anticorps ciblent une protéine spécifique à la surface du virus, l'empêchant de pénétrer dans les cellules humaines. Lors de tests en laboratoire et sur des modèles animaux, les anticorps ont montré une forte activité neutralisante contre plusieurs souches du VNO.
Le virus du Nil occidental est endémique dans de nombreuses régions du monde, notamment aux États-Unis, en Europe et en Afrique. Il n'existe actuellement aucun traitement antiviral spécifique ni vaccin humain approuvé contre le VNO. Le virus peut provoquer la fièvre du Nil occidental et, dans les cas graves, une encéphalite ou une méningite, en particulier chez les personnes âgées et immunodéprimées.
Les chercheurs prévoient de faire progresser les anticorps vers des essais cliniques. En cas de succès, cela pourrait conduire à la première thérapie ciblée contre le virus du Nil occidental, réduisant potentiellement la gravité de la maladie et prévenant les décès. L'étude a été financée par les National Institutes of Health (NIH).