Alors que la NASA avance dans ses plans pour une base lunaire permanente, un nouvel article politique suggère que la Lune pourrait servir de ligne de défense biologique critique. Deux chercheurs soutiennent qu'une installation de biocontention lunaire est nécessaire pour mettre en quarantaine les matériaux extraterrestres et protéger les écosystèmes terrestres d'une éventuelle contamination.
L'article, publié dans la revue Space Policy, souligne la nécessité d'une installation dédiée sur la Lune pour traiter les échantillons de Mars et d'autres corps célestes. Les auteurs insistent sur le fait qu'une telle installation atténuerait les risques de contamination de retour, où des organismes extraterrestres pourraient nuire à la biosphère terrestre.
Le programme Artemis de la NASA vise à établir une présence humaine durable sur la Lune d'ici la fin des années 2020, avec la station orbitale Lunar Gateway et des habitats de surface. L'installation de quarantaine proposée ferait partie de cette infrastructure, garantissant que tous les échantillons renvoyés sur Terre soient soigneusement analysés et stérilisés.
Les chercheurs appellent à une collaboration internationale pour élaborer des normes et des protocoles pour la biocontention lunaire, similaires à ceux utilisés pour les laboratoires à haute confinement sur Terre. Ils notent que la faible gravité et l'isolement de la Lune en font un emplacement idéal pour une telle installation.