À Bunia, épicentre de l'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo, les cliniques privées jouent un rôle majeur dans la réception et l'orientation des patients, car de nombreux habitants évitent les hôpitaux publics par crainte de contamination et méfiance. Selon les responsables locaux de la santé, ces cliniques sont devenues le premier point de contact pour les cas suspects, contribuant à réduire les retards de traitement.
L'épidémie, déclarée en avril 2026, a fait plus de 200 cas et 100 décès en juin 2026, selon l'Organisation mondiale de la santé. Les cliniques privées, souvent plus petites et moins équipées, collaborent désormais avec des équipes sanitaires internationales pour assurer un isolement et un transfert appropriés vers les centres de traitement Ebola.
L'engagement communautaire reste un défi, la désinformation et la stigmatisation entravant les efforts de réponse. Les agents de santé mènent des campagnes de porte-à-porte pour renforcer la confiance et encourager le signalement précoce des symptômes. L'utilisation de cliniques privées souligne la nécessité de systèmes de santé flexibles en période de crise.