L'imagerie médicale utilisée couramment dans les soins contre le cancer pourrait contenir bien plus d'informations biologiques qu'on ne le pensait, selon une étude internationale impliquant le professeur invité Lukas Kenner de l'Université d'Umeå. La recherche montre que les TEP/TDM peuvent capturer l'activité moléculaire des tumeurs agressives de la tête et du cou, améliorant potentiellement le diagnostic de précision.
L'étude, publiée dans une revue à comité de lecture, a analysé des TEP/TDM de patients atteints de carcinome épidermoïde de la tête et du cou. En examinant les signatures métaboliques et moléculaires capturées par l'imagerie, les chercheurs ont constaté que ces scans pouvaient différencier les sous-types de tumeurs avec une agressivité variable. Cela pourrait aider les cliniciens à adapter les traitements plus efficacement.
Le professeur Kenner, également affilié à l'Université de médecine de Vienne, a souligné que ces résultats pourraient conduire à des biopsies non invasives. Au lieu de se fier uniquement aux échantillons de tissus, les médecins pourraient utiliser les données d'imagerie pour évaluer la biologie tumorale en temps réel. Cette approche pourrait réduire le besoin de procédures invasives répétées.
L'équipe de recherche prévoit de valider les résultats dans des essais cliniques plus vastes. Si confirmée, la technique pourrait devenir un outil standard pour la gestion des cancers de la tête et du cou, qui représentent environ 4 % de tous les cancers dans le monde. Un diagnostic précoce et précis est crucial, car ces tumeurs se propagent souvent rapidement.