Au cours de la dernière décennie, Paris a opéré une transformation majeure de sa politique de mobilité urbaine, donnant la priorité aux vélos plutôt qu'aux voitures. Sous l'impulsion de la maire Anne Hidalgo, la ville a mis en œuvre le « Plan Vélo », qui a conduit à la création de centaines de kilomètres de nouvelles pistes cyclables protégées. Des artères majeures comme la rue de Rivoli ont été largement réservées aux cyclistes, et le réseau de « coronapistes », installé pendant la pandémie de COVID-19, a été pérennisé.
Ces aménagements ont produit des résultats tangibles. Les données de l'Atelier parisien d'urbanisme (APUR) indiquent une augmentation de plus de 60 % de l'usage du vélo dans Paris entre 2019 et 2023. Le nombre de trajets quotidiens à vélo en Île-de-France est estimé avoir dépassé le million. Parallèlement, la ville a supprimé des dizaines de milliers de places de stationnement sur voirie et a développé son service de vélos en libre-service Vélib'.
Ces transformations, bien qu'ayant rencontré des oppositions, sont présentées par la municipalité comme indispensables pour améliorer la qualité de l'air, réduire le bruit et reconquérir l'espace public. L'objectif affiché est de faire de Paris une ville « 100 % cyclable », avec des investissements continus dans le réseau cyclable prévus jusqu'en 2026 et au-delà.