L'Association des infirmières de l'Ontario (ONA) a annoncé le 12 mai 2026 qu'elle intentait une contestation constitutionnelle contre une loi provinciale qui interdit aux infirmières de faire grève ou de prendre toute action de travail pendant le processus de négociation. La contestation vise la Loi sur les différends du travail dans les hôpitaux, que l'ONA estime violer les droits des infirmières en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés.
La présidente de l'ONA, Erin Ariss, a déclaré que la loi force les infirmières à un arbitrage exécutoire, réduisant ainsi leur voix dans les négociations contractuelles. 'Les infirmières sont essentielles, mais cela ne signifie pas qu'elles doivent être privées de droits fondamentaux', a déclaré Ariss dans un communiqué de presse. Le syndicat représente plus de 68 000 infirmières et professionnels de la santé en Ontario.
Les hôpitaux ont exprimé leur inquiétude, qualifiant la contestation de 'profondément troublante' et avertissant qu'elle pourrait perturber les soins aux patients. L'Association des hôpitaux de l'Ontario n'a pas encore commenté les détails juridiques, mais a souligné la nécessité de stabilité dans le système de santé.
L'affaire devrait être entendue devant la Cour supérieure de l'Ontario plus tard cette année. Des experts juridiques notent que des contestations similaires ont été couronnées de succès dans d'autres provinces, comme la Saskatchewan, où la Cour suprême du Canada a statué en 2015 que les lois sur les services essentiels ne doivent pas entraver indûment les droits de négociation collective.