L'acidification des océans désigne la diminution à long terme du pH de l'eau de mer, principalement causée par l'absorption de dioxyde de carbone atmosphérique par l'océan. Selon la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), depuis le début de la révolution industrielle vers 1750, le pH moyen de la surface océanique est passé d'environ 8,2 à 8,04, ce qui représente une augmentation de 30 % de l'acidité.
Ce changement chimique se produit lorsque le CO2 réagit avec l'eau de mer pour former de l'acide carbonique, qui libère des ions hydrogène et abaisse le pH. Les données de la NOAA confirment que le taux actuel d'acidification est sans précédent depuis au moins 300 millions d'années, menaçant les écosystèmes marins, en particulier les organismes dotés de coquilles ou de squelettes en carbonate de calcium, comme les coraux, les huîtres et le plancton.
Les projections scientifiques indiquent que si les émissions de CO2 se poursuivent au rythme actuel, le pH de la surface océanique pourrait baisser de 0,3 à 0,4 unité supplémentaire d'ici la fin de ce siècle. Cela aurait un impact sévère sur les réseaux trophiques marins et les pêcheries dont des milliards de personnes dépendent pour leurs protéines.
Les efforts internationaux, dont l'Accord de Paris, visent à limiter le réchauffement climatique et à réduire indirectement l'absorption de CO2 par les océans, mais l'atténuation directe de l'acidification reste un défi. La surveillance par la NOAA et d'autres agences se poursuit pour suivre les changements de pH à l'échelle mondiale.