Les sénateurs zimbabwéens ont tiré la sonnette d'alarme sur la destruction continue des zones humides, appelant à des mesures de protection urgentes. Lors d'un récent débat parlementaire, les législateurs ont averti que la dégradation des zones humides constitue une menace sérieuse pour la sécurité de l'eau, la résilience climatique et le développement urbain durable.
Selon l'Association zimbabwéenne de droit de l'environnement (ZELA), les zones humides dans les zones urbaines comme Harare ont été gravement touchées par des établissements illégaux, l'agriculture et le dépôt de déchets. Le gouvernement a reconnu le problème, mais l'application des lois existantes reste faible.
La sénatrice Mabel Chinomona, présidente du Sénat, a souligné la nécessité d'une approche coordonnée impliquant les autorités locales et les communautés. Elle a noté que les zones humides agissent comme des filtres naturels de l'eau et des tampons contre les inondations, rendant leur préservation cruciale pour l'adaptation climatique.
Le débat intervient dans un contexte de préoccupations croissantes concernant l'impact du changement climatique au Zimbabwe, qui a connu des sécheresses récurrentes et des pénuries d'eau. Les experts environnementaux ont appelé à des sanctions plus strictes pour l'empiètement sur les zones humides et à une meilleure planification de l'utilisation des terres.