Nestlé est accusé d'appliquer un double standard dans la composition de ses céréales infantiles Cerelac vendues au Maroc, suite à une enquête de l'ONG suisse Public Eye. La Fédération nationale des associations de consommateurs (FNAC) a dénoncé cette pratique, affirmant que la version marocaine contient du sucre ajouté, contrairement aux produits similaires en Europe.
Selon l'enquête, les produits Cerelac commercialisés au Maroc listent le sucre comme ingrédient, certaines variétés contenant jusqu'à 4 grammes de sucre ajouté par portion. En revanche, Nestlé a reformulé sa gamme européenne Cerelac pour exclure les sucres ajoutés, conformément aux réglementations strictes de l'UE et aux recommandations de l'OMS pour les aliments pour nourrissons.
La FNAC a appelé les autorités marocaines à enquêter et à imposer des normes nutritionnelles uniformes, arguant que les enfants marocains méritent la même qualité que leurs homologues européens. Nestlé n'a pas encore répondu publiquement aux allégations spécifiques, mais l'entreprise a précédemment déclaré qu'elle adapte ses produits aux goûts et réglementations locaux.
Cette controverse met en lumière les préoccupations persistantes concernant les pratiques des multinationales alimentaires qui utilisent des recettes différentes dans les pays en développement, souvent avec des niveaux plus élevés de sucre, de sel ou de graisses. Les experts en santé avertissent que l'exposition précoce aux sucres ajoutés peut contribuer à l'obésité infantile et à des problèmes de santé à long terme.