Des rapports récents des forces de l'ordre indiquent une augmentation des enlèvements liés aux avoirs en cryptomonnaies. Les criminels ciblent de plus en plus les personnes qui affichent leur richesse sur les réseaux sociaux ou qui sont connues pour détenir des actifs numériques importants. En 2025, le FBI a noté une augmentation de 30 % de ces cas par rapport à l'année précédente, avec des rançons exigées exclusivement en Bitcoin ou Monero.
Les enquêtes révèlent que les gangs surveillent souvent les comptes d'échange de crypto et les plateformes de médias sociaux pour identifier les victimes potentielles. Ils effectuent ensuite une surveillance pour planifier l'enlèvement, utilisant parfois des informations privilégiées d'employés d'entreprises de crypto. Un rapport d'Europol de 2026 a souligné que ces enlèvements sont particulièrement fréquents dans les régions où l'application de la loi est faible et l'adoption de la crypto est élevée, comme certaines parties de l'Amérique latine et de l'Asie du Sud-Est.
Les victimes sont généralement détenues pendant des jours ou des semaines, avec des montants de rançon allant de 50 000 $ à plusieurs millions de dollars. Dans un cas vérifié de mars 2026, un investisseur français en crypto a été kidnappé à Marseille et libéré après un paiement de 2 millions de dollars en Bitcoin. La police a arrêté quatre suspects liés à cette affaire, mais beaucoup d'autres restent non résolus.
Les autorités conseillent aux détenteurs de crypto d'éviter d'afficher publiquement leur richesse, d'utiliser des portefeuilles froids et d'envisager des mesures de sécurité personnelle. Certaines plateformes d'échange proposent désormais des fonctionnalités de confidentialité améliorées pour aider à protéger les utilisateurs contre le ciblage.