Les marchés financiers marocains, notamment l'indice boursier MASI et la monnaie dirham, sont sous surveillance en raison des pressions économiques mondiales. Youssef El Mansouri, analyste financier, et Imane El Idrissi, économiste, ont fourni des éclairages sur la résilience des banques marocaines et les politiques de la banque centrale.
En juin 2026, l'indice MASI a montré de la volatilité en raison des tensions commerciales internationales et des fluctuations des prix des matières premières. Le dirham, géré sous un régime de change flexible depuis 2018, a connu une dépréciation modérée par rapport aux principales devises, selon des données récentes de Bank Al-Maghrib.
El Mansouri a noté que les banques marocaines maintiennent des ratios de fonds propres solides, supérieurs aux exigences réglementaires, tandis qu'El Idrissi a souligné l'importance des réserves de change, qui s'élevaient à environ 35 milliards de dollars début 2026, offrant un tampon contre les chocs externes.
Le Fonds monétaire international (FMI) a salué les réformes économiques du Maroc mais a mis en garde contre les risques liés à l'inflation mondiale et à l'instabilité géopolitique. La banque centrale a maintenu ses taux d'intérêt stables pour soutenir la croissance tout en surveillant l'inflation, qui est restée inférieure à 3 % en 2026.