Le secteur de l'élevage au Maroc, élément clé du Plan Maroc Vert (PMV), a été gravement touché par des sécheresses successives et des crises économiques, entraînant une réduction significative du cheptel national. Lancé en 2008, le PMV visait à moderniser l'agriculture, mais les défis récents ont entravé les progrès.
Selon des rapports du ministère marocain de l'Agriculture, le cheptel bovin national a diminué d'environ 30 % entre 2020 et 2024 en raison de la sécheresse et de la hausse des coûts des aliments pour animaux. Les populations ovines et caprines ont également connu des baisses, affectant les moyens de subsistance ruraux et l'approvisionnement en viande.
En réponse, le gouvernement a lancé un plan de relance dans le cadre de la nouvelle stratégie Génération Green 2020-2030, axé sur le repeuplement des troupeaux, l'amélioration de la gestion de l'eau et l'octroi de subventions pour l'alimentation animale. Les données du début 2026 montrent une modeste augmentation de 5 % du nombre de bovins, signalant le début de la reconstitution.
Les experts soulignent la nécessité de pratiques durables pour éviter de futures pertes, notamment de meilleures races résistantes à la sécheresse et une gestion améliorée des pâturages. Le successeur du PMV, Génération Green, vise à soutenir 400 000 éleveurs d'ici 2030.