Dans une interview récente, Oussama Attahir, docteur en Économie appliquée, a analysé la nature changeante de l'inflation au Maroc. Il a déclaré que le pays ne se contente plus d'importer des biens, mais importe également une partie des chocs mondiaux, ce qui a accéléré les pressions inflationnistes.
Attahir a souligné que la dépendance du Maroc aux importations énergétiques et à d'autres matières premières le rend particulièrement vulnérable à la volatilité des prix extérieurs. La transmission rapide de ces chocs internationaux, plutôt que la seule demande intérieure, est un moteur clé des taux d'inflation actuels.
Selon des données vérifiées du Haut-Commissariat au Plan (HCP), le taux d'inflation au Maroc a atteint 6,6 % en 2023, en grande partie à cause de la hausse des prix de l'énergie et des denrées alimentaires liée aux perturbations du marché mondial. L'économiste a souligné que des réformes structurelles sont nécessaires pour réduire cette vulnérabilité.
L'interview souligne une tendance plus large où les économies émergentes comme le Maroc sont confrontées à des risques d'inflation accrus en raison des perturbations des chaînes d'approvisionnement mondiales et des tensions géopolitiques, nécessitant des politiques monétaires et budgétaires adaptatives.