Le Maroc n'a procédé à aucune exécution depuis 1993, maintenant un moratoire de facto sur la peine de mort. Le cadre juridique du pays permet toujours la peine capitale pour certains crimes, mais en pratique, les tribunaux continuent de prononcer des condamnations à mort, qui sont ensuite commuées en réclusion à perpétuité par grâce royale.
Selon des rapports d'organisations de défense des droits de l'homme et du gouvernement marocain, le nombre de prisonniers dans le couloir de la mort a fluctué, avec des estimations autour de 80 à 100 personnes ces dernières années. La dernière exécution a eu lieu en 1993 sous le règne du roi Hassan II.
En 2024, le gouvernement marocain a annoncé un dialogue national sur la peine de mort, impliquant les institutions constitutionnelles, les partis politiques et la société civile. Cette initiative vise à évaluer l'opinion publique et les réformes juridiques concernant l'abolition. Le dialogue se poursuit à la mi-2026, sans changement législatif définitif pour l'instant.
Sur le plan international, le Maroc a voté en faveur des résolutions de l'ONU appelant à un moratoire sur les exécutions, s'alignant sur les tendances mondiales vers l'abolition. Cependant, le soutien public à la peine de mort reste important, en particulier pour les crimes impliquant le terrorisme et le meurtre.