Dans une récente tribune, l'économiste marocain Adnan Debbarh soutient que la stratégie de développement du Maroc devrait s'inspirer de la Turquie et de la Malaisie plutôt que de la Chine ou de l'Inde. Il affirme que ces géants asiatiques, malgré leur croissance impressionnante, offrent des modèles moins pertinents pour le contexte socio-économique spécifique du Maroc.
Debbarh souligne la diversification industrielle de la Turquie et la gestion réussie de la diversité ethnique et de la modernisation économique en Malaisie comme des exemples plus applicables. Il insiste sur le fait que ces deux pays ont réussi à dépasser les simples économies d'assemblage pour créer des industries à plus forte valeur ajoutée.
L'article, publié le 11 août 2026, intervient dans un contexte de débats au Maroc sur la politique économique et la trajectoire de développement du pays. La perspective de Debbarh s'ajoute à une voix croissante appelant à des approches adaptées plutôt qu'à l'importation de modèles étrangers.
Bien que la pièce soit basée sur une opinion, elle reflète de réelles discussions politiques au Maroc sur la manière de stimuler la croissance économique et de créer des emplois. Le pays a récemment lancé plusieurs initiatives industrielles et technologiques, mais les critiques soutiennent que davantage doit être fait pour relever les défis structurels.