Le secteur agricole marocain connaît une reprise notable en 2026 après plusieurs années de sécheresse sévère qui avaient dévasté les cultures et mis à rude épreuve les ressources en eau. Selon des rapports récents du ministère marocain de l'Agriculture, l'amélioration des précipitations durant la saison 2025-2026 a conduit à une augmentation significative de la production céréalière, avec des estimations suggérant une récolte de plus de 5 millions de tonnes, contre seulement 1,5 million de tonnes l'année précédente touchée par la sécheresse.
Cette reprise est attribuée à une combinaison de conditions météorologiques favorables et d'initiatives gouvernementales, notamment l'expansion des systèmes d'irrigation goutte-à-goutte et des subventions pour les semences résistantes à la sécheresse. Les agriculteurs des régions clés comme Doukkala et Gharb ont signalé de meilleurs rendements pour le blé et l'orge, qui sont des cultures de base pour le pays.
Cependant, des défis subsistent. Les niveaux des nappes phréatiques dans de nombreuses zones restent inférieurs aux moyennes historiques, et la durabilité à long terme de l'utilisation de l'eau est une préoccupation. Le gouvernement a souligné la nécessité de continuer à investir dans des technologies économes en eau et d'adopter des pratiques agricoles intelligentes face au climat pour atténuer les futurs risques de sécheresse.
Ce rebond est crucial pour l'économie marocaine, car l'agriculture emploie environ 40 % de la main-d'œuvre et contribue de manière significative au PIB. La reprise aide également à stabiliser les prix des denrées alimentaires et à réduire le besoin d'importations de blé, qui avaient augmenté pendant les années de sécheresse.