Selon une récente analyse du Environmental Integrity Project (EIP), les nouvelles centrales électriques au gaz naturel proposées pour alimenter seulement 11 campus de centres de données aux États-Unis pourraient émettre collectivement plus de gaz à effet de serre chaque année que l'ensemble du Maroc n'en a émis en 2024. Le rapport, publié en avril 2026, souligne la demande croissante d'énergie de l'industrie technologique.
L'EIP a examiné les demandes de permis d'air pour ces installations, situées principalement dans des États comme la Virginie, l'Ohio et le Texas. L'analyse estime que si toutes les centrales au gaz proposées sont construites et exploitées à pleine capacité, leurs émissions annuelles de dioxyde de carbone dépasseraient la production totale de gaz à effet de serre du Maroc pour 2024, qui était d'environ 65 millions de tonnes métriques selon des données récentes.
Les centres de données, qui alimentent le cloud computing, l'intelligence artificielle et les services de streaming, ont vu leur consommation d'électricité augmenter fortement. L'EIP avertit que le recours aux combustibles fossiles pour répondre à cette demande pourrait compromettre les objectifs climatiques des États-Unis. Cependant, certains groupes industriels soutiennent que le gaz naturel est un combustible de transition nécessaire en attendant l'expansion des énergies renouvelables.
Ces conclusions interviennent dans un débat plus large sur l'impact environnemental du secteur technologique. Alors que des entreprises comme Google et Microsoft se sont engagées à utiliser 100 % d'énergie renouvelable, la croissance rapide de l'IA et d'autres applications gourmandes en données a entraîné une dépendance accrue au gaz naturel dans certaines régions où la capacité renouvelable est insuffisante.