Un nouveau rapport du Policy Center for the New South (PCNS), un think tank marocain, appelle à des réformes structurelles pour faire face au stress hydrique chronique du pays. Le rapport, publié en mai 2026, souligne que le Maroc ne peut plus se fier uniquement aux solutions d'offre comme le dessalement et la construction de barrages.
Le rapport identifie les prélèvements illégaux d'eau (forages illégaux), l'envasement des barrages et les cultures gourmandes en eau comme des contributeurs majeurs au gaspillage et au mésusage de l'eau. Il insiste sur la nécessité d'une gestion de la demande et d'un renforcement de la réglementation.
Selon le PCNS, le Maroc fait face à un déficit hydrique structurel exacerbé par le changement climatique et la croissance démographique. Le rapport recommande une transition vers une gestion intégrée des ressources en eau, incluant une meilleure tarification, des réformes agricoles et des sanctions plus strictes contre l'utilisation illégale de l'eau.
Bien que le rapport ne fournisse pas de nouvelles données spécifiques, il s'appuie sur des défis connus : la disponibilité en eau par habitant au Maroc est tombée en dessous du seuil de rareté absolue de 500 mètres cubes par an, et les taux de remplissage des barrages ont fluctué considérablement ces dernières années.