Le Maroc est officiellement entré dans une nouvelle ère de justice pénale le 13 mai 2026, avec la mise en œuvre de sa loi sur les peines alternatives. Cette législation, adoptée par le Parlement en 2025 et promulguée par le roi Mohammed VI, introduit des mesures non carcérales telles que le travail d'intérêt général, la surveillance électronique et les peines avec sursis pour certaines infractions mineures.
Le nouveau système vise à remédier à la surpopulation chronique des prisons marocaines, qui comptent actuellement plus de 100 000 détenus, dépassant largement leur capacité officielle. Selon le ministère de la Justice, les peines alternatives seront appliquées aux primo-délinquants et aux personnes condamnées pour des crimes passibles de moins de cinq ans d'emprisonnement, à l'exclusion des crimes violents, du terrorisme et des infractions sexuelles.
Le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, a déclaré que cette réforme s'inscrit dans le cadre d'un effort plus large visant à moderniser le système judiciaire et à réduire la récidive. Des programmes pilotes dans plusieurs villes ont déjà montré des résultats positifs, avec des taux de récidive plus faibles chez les participants par rapport à l'incarcération traditionnelle.
Les organisations de défense des droits de l'homme ont salué cette initiative, bien que certaines aient appelé à davantage de transparence dans la mise en œuvre et le suivi des peines alternatives. Le gouvernement s'est engagé à former des juges et des agents de probation pour garantir l'efficacité du système.