La normalisation des relations du Maroc avec Israël, formalisée dans les accords d'Abraham de 2020, a rencontré des obstacles significatifs en mai 2026. L'accord, négocié par les États-Unis, incluait la reconnaissance américaine de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, mais les progrès ont été inégaux.
L'opinion publique au Maroc reste divisée, de nombreux citoyens exprimant leur solidarité avec les Palestiniens dans le contexte du conflit en cours entre Israël et le Hamas. Des manifestations à Rabat et Casablanca ont appelé à un renversement de la normalisation, reflétant une opposition profonde dans un pays où le soutien à la cause palestinienne est historiquement fort.
Les avantages économiques, notamment le commerce et le tourisme, ont été modestes. Les investissements israéliens au Maroc n'ont pas répondu aux attentes initiales, et les programmes d'échanges culturels ont été confrontés à des retards bureaucratiques. Parallèlement, les dynamiques régionales, comme l'opposition de l'Algérie à la normalisation et les tensions avec l'Iran, compliquent l'équilibre diplomatique du Maroc.
Le gouvernement marocain maintient que la normalisation sert ses intérêts nationaux, notamment en ce qui concerne le Sahara occidental. Cependant, les critiques soutiennent que l'accord n'a pas réussi à apporter des gains tangibles tout en aliénant des alliés clés dans le monde arabe.