Le 22 juillet 2026, la ministre de l'Économie et des Finances, Nadia Fettah, a présenté au Parlement la prévision de croissance du gouvernement de 5,3% pour 2026. Ce chiffre est nettement supérieur aux 4,2% projetés par le Haut-Commissariat au Plan (HCP) dans son Budget économique exploratoire 2027.
L'écart provient d'hypothèses différentes sur la production agricole et l'impact des réformes structurelles. Le gouvernement table sur une forte reprise agricole grâce à l'amélioration des précipitations, tandis que le HCP est plus prudent, citant le stress hydrique persistant et les incertitudes mondiales.
Les deux institutions s'accordent sur la nécessité de poursuivre les réformes pour stimuler l'investissement privé et réduire le déficit budgétaire. La prévision du HCP intègre également une demande mondiale plus faible et des pressions inflationnistes potentielles.
Les économistes notent que de tels écarts entre les prévisions gouvernementales et indépendantes sont courants, car ils utilisent des modèles et des horizons temporels différents. Le chiffre final de la croissance dépendra des précipitations réelles, de la mise en œuvre des réformes et des conditions économiques extérieures.