Le Maroc a nié à plusieurs reprises les allégations selon lesquelles il aurait utilisé le logiciel espion Pegasus, développé par la société israélienne NSO Group, pour surveiller des journalistes, des militants et des politiciens. Les accusations, rapportées pour la première fois en juillet 2021 par un consortium de médias dirigé par Forbidden Stories et Amnesty International, affirmaient que le gouvernement marocain avait ciblé plus de 6 000 numéros de téléphone, dont ceux du président français Emmanuel Macron et du journaliste marocain Omar Radi.
En réponse, les autorités marocaines ont constamment rejeté ces allégations, les qualifiant de 'fausses' et 'infondées.' Dans un communiqué publié le 19 juillet 2021, le gouvernement marocain a déclaré qu'il 'nie catégoriquement les allégations' et a souligné qu'il 'n'a jamais acquis de logiciel pour infiltrer des appareils de communication.' Le gouvernement a également menacé de poursuites judiciaires contre les médias impliqués.
Malgré les dénégations, les enquêtes d'Amnesty International et d'autres groupes ont fourni des preuves techniques, notamment des analyses médico-légales de téléphones ciblés, liant la surveillance aux services de sécurité marocains. Le NSO Group a également déclaré qu'il annule les contrats si les clients utilisent mal sa technologie, mais il n'a ni confirmé ni infirmé les allégations spécifiques concernant le Maroc.
En juillet 2026, le gouvernement marocain maintient sa position, et aucun tribunal ne s'est prononcé sur l'affaire. L'affaire reste un point de tension entre le Maroc et les organisations de défense des droits de l'homme, ainsi qu'avec certains gouvernements européens.