La décision du Maroc d'interdire les appels de démarchage téléphonique vers la France menace plus de 40 000 emplois dans le secteur de l'externalisation du pays, selon des sources industrielles. L'interdiction, entrée en vigueur début 2026, cible les appels commerciaux non sollicités émis depuis les centres d'appels marocains vers les consommateurs français.
Cette mesure a été introduite par les autorités marocaines suite aux plaintes de citoyens français concernant le démarchage téléphonique intrusif. Cependant, les représentants de l'industrie affirment que l'interdiction pourrait gravement impacter le secteur, qui emploie des dizaines de milliers de personnes, principalement de jeunes diplômés. L'industrie marocaine des centres d'appels est un contributeur majeur à l'économie, avec de nombreuses entreprises spécialisées dans les services pour les clients français.
Selon un rapport de l'Association marocaine des centres d'appels (AMCC), l'interdiction pourrait entraîner la perte de jusqu'à 40 000 emplois directs et affecter 20 000 postes indirects supplémentaires. L'association a appelé à des négociations avec le gouvernement pour trouver une solution équilibrée qui protège à la fois les consommateurs et les travailleurs.
Les autorités françaises ont également exprimé leur inquiétude quant aux répercussions économiques potentielles, car de nombreuses entreprises françaises dépendent des centres d'appels marocains pour le service client et les ventes. La situation met en lumière l'équilibre délicat entre la protection des consommateurs et les intérêts économiques dans l'industrie de l'externalisation.