Le déficit budgétaire du Maroc a poursuivi sa progression, atteignant 30,1 milliards de dirhams (MMDH) à fin mai 2026, selon les dernières données du ministère de l'Économie et des Finances. Cela représente une hausse par rapport aux 26,7 milliards de dirhams enregistrés à la même période en 2025.
Le rapport du ministère, publié le 26 juin 2026, attribue cette augmentation à des dépenses publiques plus élevées, notamment pour les subventions et les programmes sociaux, ainsi qu'à une croissance des recettes plus lente que prévu. Les recettes fiscales ont augmenté de 4,2 % sur un an, mais cela n'a pas suffi à compenser la croissance des dépenses de 7,8 %.
Les principaux postes de dépenses incluent la caisse de compensation, qui a augmenté de 12 % en raison des pressions sur les prix des matières premières mondiales, et les salaires du secteur public, qui ont augmenté de 5 % après les récentes réformes de la fonction publique. Les dépenses d'investissement ont également augmenté de 8 %, tirées par les projets d'infrastructure liés à la préparation de la Coupe du Monde 2030.
Les économistes notent que le déficit reste dans l'objectif annuel du gouvernement de 4,5 % du PIB, mais avertissent que des pressions soutenues sur les finances publiques pourraient nécessiter des ajustements au second semestre. Le ministère des Finances a déclaré qu'il surveillerait de près la situation et pourrait introduire des mesures correctives si nécessaire.