Lors de la 18e édition du Salon International de l'Agriculture au Maroc (SIAM), qui se tient du 22 au 27 avril 2026 à Meknès, les responsables marocains ont dévoilé une stratégie visant à accélérer la transformation du secteur agricole, en mettant l'accent sur l'élevage, la génomique et les races locales. L'initiative vise à relever des défis tels que la pénurie d'eau, la volatilité des marchés et les sécheresses récurrentes.
Selon le ministère marocain de l'Agriculture, le plan comprend des investissements dans la sélection génomique pour améliorer la productivité et la résilience des races locales de bovins, ovins et caprins. Cette approche vise à réduire la dépendance aux importations de matériel génétique et à renforcer la sécurité alimentaire. Le ministère a souligné que cette stratégie s'inscrit dans le plan 'Génération Green 2020-2030', qui vise à moderniser l'agriculture et à soutenir les petits agriculteurs.
Lors de l'événement, les responsables ont souligné l'importance de préserver les races locales, comme le mouton Ouled Djellal et la chèvre marocaine, bien adaptées aux conditions arides. Le gouvernement prévoit de créer une base de données génomique nationale pour suivre et améliorer ces races. De plus, le SIAM 2026 a réuni plus de 1 000 exposants de 70 pays, présentant des innovations en matière d'agriculture durable et de gestion de l'eau.
Les experts présents au salon ont noté que l'accent mis sur la génomique pourrait aider le Maroc à atténuer les impacts du changement climatique, qui a intensifié les sécheresses ces dernières années. Le pays a connu une baisse de 30 % des précipitations au cours de la dernière décennie, selon le Service météorologique marocain. Le secteur de l'élevage, qui contribue à environ 30 % du PIB agricole, est particulièrement vulnérable.