La France repense son approche de l'attractivité territoriale alors que le modèle traditionnel, fortement axé sur les incitations fiscales et le développement des infrastructures, montre des signes de tension. Un nouveau paradigme émerge qui privilégie la durabilité, la connectivité numérique et la qualité de vie par rapport aux métriques purement économiques.
Selon un rapport 2025 de l'Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), les régions qui investissent dans l'énergie verte, les infrastructures numériques et les services sociaux connaissent une croissance plus durable. Le rapport souligne que 72 % des municipalités françaises incluent désormais des critères environnementaux dans leurs plans de développement, contre 45 % en 2020.
Les experts citent le succès de villes comme Grenoble et Nantes, qui ont intégré des technologies de ville intelligente et des espaces verts, attirant à la fois entreprises et résidents. Cependant, des défis persistent, notamment la dépopulation rurale et le besoin de meilleures liaisons de transport.
Cette évolution reflète les tendances européennes plus larges, la politique de cohésion de l'Union européenne pour 2021-2027 mettant l'accent sur une approche 'territorialisée' qui adapte les investissements aux besoins locaux. Le nouveau modèle français vise à équilibrer la compétitivité économique avec les objectifs sociaux et environnementaux.