Au Maroc, la saison estivale a relancé les débats sur les tenues de plage, mettant en lumière un choc entre les normes conservatrices et les pratiques plus libérales. Les autorités locales de plusieurs villes côtières ont émis des directives encourageant des vêtements « décents » sur les plages publiques, suscitant des réactions tant chez les résidents que chez les touristes.
Selon des rapports, certaines municipalités ont affiché des panneaux demandant aux baigneurs de respecter les « valeurs marocaines », tandis que d'autres sont allées plus loin, la police demandant parfois aux femmes de se couvrir. Ces mesures ont été critiquées par des organisations de défense des droits humains, qui estiment qu'elles portent atteinte aux libertés individuelles et pourraient nuire au secteur touristique, vital pour l'économie marocaine.
Le débat n'est pas nouveau mais s'est intensifié ces dernières années, reflétant des tensions sociétales plus larges dans un pays qui équilibre son héritage islamique avec une identité moderne et ouverte sur le monde. Les statistiques officielles sur l'application de ces mesures sont rares, mais des preuves anecdotiques suggèrent que les incidents sont plus fréquents dans les petites villes conservatrices que dans les grands pôles touristiques comme Agadir ou Marrakech.
Les responsables du tourisme ont souligné que le Maroc accueille tous les visiteurs et que les codes vestimentaires ne font pas officiellement partie de la politique nationale. Cependant, la question reste un sujet sensible, certains appelant à des directives nationales plus claires pour éviter toute confusion et garantir une atmosphère accueillante pour tous.