En août 2026, le rôle du dollar américain en Afrique est examiné de près alors que plusieurs pays explorent des moyens de réduire leur dépendance au billet vert. Cette tendance s'inscrit dans un mouvement mondial plus large de dédollarisation, alimenté par les tensions géopolitiques et les sanctions économiques.
En 2023, le secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) a annoncé son intention de promouvoir les règlements commerciaux intra-africains en monnaies locales, visant à réduire la dépendance du continent au dollar. Cependant, la mise en œuvre reste limitée, et le dollar représente toujours la grande majorité des transactions commerciales et de la dette en Afrique.
Des développements récents incluent des discussions parmi les pays BRICS, qui se sont élargis pour inclure des membres africains comme l'Égypte et l'Éthiopie, sur la création d'une nouvelle monnaie ou l'utilisation accrue des monnaies nationales dans le commerce. Pourtant, les économistes soulignent que la liquidité profonde, la stabilité et les effets de réseau du dollar rendent son détrônement improbable à court terme.
Les banques centrales africaines continuent de détenir d'importantes réserves en dollars, et la plupart des exportations de matières premières, y compris le pétrole et l'or, sont libellées en dollars. La domination du dollar est renforcée par son utilisation dans la finance internationale et en tant que valeur refuge.
Bien que certains dirigeants africains plaident pour une plus grande souveraineté monétaire, les experts avertissent qu'une dédollarisation brutale pourrait entraîner une instabilité financière. La voie à suivre implique probablement une diversification progressive et le renforcement des institutions financières régionales.