Le Bureau Central des Investigations Judiciaires (BCIJ), principal organe marocain de lutte contre le terrorisme, a annoncé le démantèlement d'une cellule extrémiste dangereuse opérant dans plusieurs localités du centre du Maroc. L'opération a débuté le 5 avril 2026 et visait un groupe de six individus soupçonnés d'adhérer à une idéologie takfiriste — une doctrine islamiste radicale qui déclare apostats d'autres musulmans et justifie la violence à leur encontre.
Les six suspects sont accusés d'avoir commis des actes criminels motivés par leurs convictions extrémistes. Selon les autorités sécuritaires marocaines, la cellule était sous surveillance avant que les arrestations coordonnées ne soient effectuées dans plusieurs localités de la région centrale du pays. Le BCIJ, qui opère sous la tutelle de la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN), est en première ligne de la lutte antiterroriste au Maroc depuis plus d'une décennie.
Les autorités marocaines ont indiqué que les suspects seront placés en garde à vue et déférés devant les autorités judiciaires compétentes pour la poursuite de l'enquête. Le démantèlement de cette cellule s'inscrit dans la stratégie globale et continue du Maroc visant à neutraliser les réseaux extrémistes avant qu'ils ne puissent perpétrer des attaques sur le territoire national ou à l'étranger.
Le BCIJ a mené de nombreuses opérations similaires ces dernières années, démantelant des dizaines de cellules liées à des organisations djihadistes. L'idéologie takfiriste a été identifiée par les services de sécurité marocains comme l'un des principaux vecteurs de radicalisation parmi les individus recrutés par des groupes tels que Daech et les réseaux affiliés à Al-Qaïda.