Le 22 juin 2026, l'Association des Barreaux du Maroc (ABM) a intensifié son opposition au projet de loi sur la profession d'avocat, appelant à une grève nationale. Cependant, le Barreau de Casablanca a refusé de participer à une grève totale, optant plutôt pour des mesures partielles.
L'ABM, représentant les avocats à travers le pays, soutient que le projet de loi menace l'indépendance de la profession. Les préoccupations clés incluent des dispositions qui permettraient à des non-avocats de représenter des clients dans certains cas et des restrictions sur la liberté d'expression des avocats.
La décision de Casablanca de rejeter une grève totale met en lumière les divisions internes au sein de la communauté juridique. Le Barreau de Casablanca a proposé des actions alternatives, telles que des protestations symboliques et des recours juridiques, pour éviter de perturber complètement le fonctionnement des tribunaux.
Le gouvernement marocain a défendu la loi comme un effort de modernisation visant à améliorer l'accès à la justice. Les négociations entre l'ABM et le ministère de la Justice se poursuivent, mais aucune résolution n'a été trouvée à ce jour.