Le 7 juin 2026, le Comité des femmes du secteur agricole, affilié à la Fédération nationale du secteur agricole relevant de l’Union marocaine du travail (UMT), a dénoncé toutes les formes de violations, de violence et de discrimination auxquelles sont exposées les travailleuses saisonnières marocaines en Espagne, après le décès d’une ouvrière. Le comité a réclamé une enquête sur les circonstances du décès et l’amélioration des conditions de travail et de vie.
L’UMT a signalé à plusieurs reprises des cas d’exploitation, notamment des heures de travail excessives, des bas salaires et un logement inadéquat. En 2025, les autorités espagnoles ont inspecté plusieurs exploitations à Huelva et Almería, constatant des irrégularités dans les contrats et les hébergements des travailleurs temporaires marocains.
Selon les données du ministère espagnol de l’Inclusion, de la Sécurité sociale et des Migrations, environ 20 000 Marocaines se rendent chaque année en Espagne dans le cadre de contrats agricoles saisonniers. Des organisations de défense des droits humains ont documenté des cas de vol de salaire, d’absence d’accès aux soins de santé et d’abus verbaux.
Le gouvernement marocain a exhorté l’Espagne à garantir le respect des lois du travail et des accords bilatéraux. Le gouvernement espagnol a déclaré qu’il s’engageait à protéger les droits des travailleurs, mais qu’il était confronté à des défis d’application en raison de la nature temporaire du travail.