Les produits commercialisés de la pêche côtière et artisanale marocaine ont atteint une valeur de 3,11 milliards de dirhams (MMDH) à fin mars 2026, en baisse de 3% par rapport à la même période de l'année précédente, selon l'Office national des pêches (ONP). Le volume total des débarquements a, quant à lui, enregistré une baisse plus marquée de 14%, pour s'établir à environ 194 000 tonnes.
Les données révèlent une tendance contrastée selon les espèces. Alors que les poissons blancs et les espèces pélagiques ont connu des baisses notables de volume, les céphalopodes (comme le poulpe et la seiche) et les crustacés ont fait preuve d'une relative résistance. Leur valeur marchande plus élevée a contribué à amortir l'impact financier global de la baisse des captures sur le secteur.
L'ONP attribue le recul général des débarquements principalement aux conditions météorologiques défavorables et aux périodes de repos biologique instaurées pour certaines espèces afin d'assurer une gestion durable des stocks. Le secteur demeure un pilier essentiel de l'économie et de la sécurité alimentaire du Maroc, employant des milliers de personnes dans les communautés côtières.
Les autorités continuent de surveiller les stocks et d'appliquer la réglementation de la pêche pour concilier activité économique et santé à long terme des ressources halieutiques. La performance des coquillages à haute valeur ajoutée constitue un amortisseur financier, mais le secteur reste confronté aux défis des facteurs environnementaux et des impératifs de gestion des ressources.