La littérature marocaine de langue arabe, bien que dynamique et diverse, n'a vu qu'une poignée de ses auteurs traduits en français et publiés en France. Parmi les noms les plus reconnus figurent Mohammed Choukri (auteur du Pain nu), Mohammed Berrada, Youssef Fadel, Yassin Adnan et, plus récemment, Malika Moustadraf, dont l'œuvre posthume Le Festin de sang a été publiée en traduction française en 2023.
Cette représentation limitée met en lumière un fossé plus large dans la traduction de la littérature arabophone d'Afrique du Nord. Alors que les écrivains marocains francophones ont acquis une renommée internationale, leurs homologues arabophones peinent souvent à trouver des éditeurs en dehors du monde arabe. Un rapport de 2024 de l'Institut du Monde Arabe a noté que moins de 5 % des œuvres littéraires arabes sont traduites en français chaque année.
Des efforts pour combler ce fossé incluent des initiatives comme le 'Prix de la Traduction' du ministère marocain de la Culture et le travail de maisons d'édition indépendantes telles que Le Fennec et Marsam, qui ont publié des éditions bilingues. Cependant, la portée reste limitée par rapport à la production littéraire arabophone au Maroc.