La Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso) fait face à un avenir de plus en plus incertain en mai 2026, dans un contexte de tensions renouvelées entre le Maroc et le Front Polisario. Créée en 1991 pour superviser un cessez-le-feu et organiser un référendum sur l'autodétermination, la mission n'a pas pu remplir son mandat principal en raison de décennies d'impasse politique.
Les développements récents, notamment la réaffirmation de la souveraineté du Maroc sur le territoire contesté et la reprise du conflit armé par le Front Polisario en 2020, ont compliqué le rôle de la Minurso. Le Conseil de sécurité de l'ONU a prolongé à plusieurs reprises le mandat de la Minurso, la dernière fois en octobre 2025, mais les divisions entre les États membres, en particulier sur l'inclusion de la surveillance des droits de l'homme, ont affaibli son efficacité.
Selon les rapports de l'ONU, les effectifs de la Minurso s'élèvent à environ 230 militaires et 100 civils au début de 2026, en baisse par rapport aux niveaux autorisés. Le budget de la mission pour 2025-2026 a été fixé à 60 millions de dollars, mais des déficits de financement et des défis logistiques persistent. Le Secrétaire général de l'ONU a appelé à un dialogue renouvelé, mais aucune avancée n'a été réalisée.
L'avenir de la Minurso reste lié à des dynamiques géopolitiques plus larges, notamment la reconnaissance de la souveraineté marocaine par certains pays et la situation humanitaire en cours dans les camps de réfugiés sahraouis en Algérie. Sans solution politique, la pertinence de la mission continue d'être remise en question.