Les récepteurs couplés aux protéines G (RCPG) sont des cibles clés pour la découverte de médicaments, mais la conception d'agonistes et d'antagonistes protéiques a été difficile en raison de leur nature de protéines membranaires intégrales. Une étude récente publiée dans Nature décrit la conception de novo de miniprotéines capables de se lier aux RCPG.
Les chercheurs ont utilisé des méthodes computationnelles pour concevoir de petites protéines ciblant des RCPG spécifiques, notamment le récepteur de type 1 de l'angiotensine II (AT1R) et le récepteur 1 de l'hormone parathyroïdienne (PTH1R). Les miniprotéines se sont avérées se lier avec une haute affinité et spécificité, et certaines ont agi comme agonistes ou antagonistes.
Cette approche pourrait permettre le développement de nouveaux traitements pour des affections telles que l'hypertension et l'ostéoporose, bien que des recherches supplémentaires soient nécessaires pour évaluer le potentiel clinique. L'étude a été dirigée par des scientifiques de l'Université de Washington et du Howard Hughes Medical Institute.